icon-autres-activites-rouge Autres activités de l’association

 

1 – L’Association s’associe à tout projet de recherche dans le domaine de la prévention et du dépistage.
2 – L’Association participe à toute action de sensibilisation à la prévention et au dépistage.

 

Il s’agit d’une étude mise en place par l’équipe de chirurgie maxillo-faciale du CHU d’Amiens (Professeur DUVAUCHELLE) qui a débuté en septembre 2013 pour une durée de 5 ans. Elle consiste en une consultation gratuite pour les personnes fumeuses chez leur médecin généraliste avec réalisation d’un examen buccal visuel.

A.DE.MA. 80 est associée au projet pour le circuit entre les médecins généralistes et le service de chirurgie maxillo-faciale = retour des fiches de consultation.

Téléchargez la fiche de consultation dédiée à l’examen de la cavité buccale

Témoignage du dessinateur PIEM
Le dessinateur PIEM a été opéré d’un cancer de la langue (CHU de TOURS).

Comment a été diagnostiqué votre cancer de la langue ?
Banalement, à cause d’une rage de dents. J’ai vu mon dentiste, qui a constaté une sorte de gros aphte sur la langue qui ne cicatrisait pas. Il a contacté mon généraliste et rapidement ils m’ont dit la cause de ma douleur.
Tout de suite, j’ai été orienté en ORL au CHRU de Tours pour réaliser des biopsies qui ont confirmées le cancer de la langue… j’ai été opéré quelques jours plus tard.
Le 12 novembre 2013, le jour de mes 90 ans !

Comment avez vous vécu l’annonce de la maladie ?
Très bien. D’abord j’ai été rassuré par les explications de mon médecin généraliste et l’accueil à l’hôpital a confirmé cette confiance que j’avais dans le corps médical.
Les choses s’étant enchaînées très vite, je n’ai pas eu le temps d’avoir peur. Et puis à 90 ans, on ne fait pas de manière, le chirurgien m’a expliqué qu’il fallait m’opérer en retirant une partie de la langue et les ganglions du cou, j’ai accepté sans hésitation et sans appréhension.
Dès l’annonce de la maladie, moi qui fumais la pipe depuis 75 ans, j’ai immédiatement arrêté. Les médecins allaient me prendre en charge, il fallait que je fasse ma part.
Et j’ai eu la chance que tout se passe bien, l’opération a suffi, il n’y a pas eu besoin de faire de la radiothérapie ou de la chimiothérapie.

autres-piemEt les suites post-opératoires ?
Pas de souci particulier. Je suis resté hospitalisé 10 jours, pris en charge par des personnels tous très compétents et très gentils. Vraiment, j’ai eu beaucoup de chance.

Maintenant 9 mois plus tard ?
Tout va bien. J’ai eu à affronter une chose redoutable, aujourd’hui je vais bien, il ne me reste qu’une immense reconnaissance et de l’admiration pour les professionnels qui ont posé le diagnostic et de ceux du CHRU de Tours qui m’ont soigné. Il ne me reste plus qu’à vivre ce supplément accordé en me souvenant que dans ce monde parfois sans pitié il existe encore mille raisons d’aimer.

Le cancer du col de l’utérus touche chaque année 3 000 femmes et en tue plus de
1 000. Il est principalement provoqué par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV).  Les deux moyens complémentaires de limiter le risque de développer ce cancer sont : le frottis de dépistage tous les trois ans pour les femmes de 25 à 65 ans et la vaccination anti-HPV pour les jeunes filles à partir de 11 ans.

On estime que 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités avec un frottis réalisé tous les 3 ans. Ce frottis permet aussi de détecter des lésions précancéreuses et de les traiter avant qu’elles ne se transforment en cancer.

En Picardie, plus de 50% des femmes ne le réalisent pas régulièrement et moins de 39% des Samariennes en ont fait un depuis deux ans.

En parallèle de la 9ème semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus, nous avons donc décidé de mener, pendant une semaine, une action de sensibilisation à la prévention de ce cancer, notamment, en permettant aux femmes de la Somme de réaliser un frottis de dépistage gratuit.

 

Afin de couvrir l’ensemble de la Somme, 32 sites de dépistage sont choisis dans 19 communes. Il s’agit de cabinets de sages femmes libérales, de centres médico-sociaux, de centres périnataux de proximité, du Centre Hospitalier d’Abbeville, du CHU d’Amiens.

Pour informer la population concernée, des flyers annonçant la semaine sont envoyés dans les pharmacies, chez les médecins généralistes, chez les gynécologues…et des actions de communication sont réalisées en amont et pendant la semaine de dépistage : articles de presse, reportages télévisés, manifestations dans les supermarchés, communiqués de presse…

Les Samariennes ciblées sont invitées à téléphoner à ADEMA 80 pour prendre rendez-vous. Les plannings de rendez-vous sont gérés par ADEMA 80 qui informe les différents sites de prélèvement au jour le jour. Les appels téléphoniques sont gérés par une élève sage-femme. Les frottis sont réalisés par les sages femmes, les gynécologues, les internes. Ils sont envoyés aux laboratoires d’anatomie et de cytologie pathologique. Les résultats sont adressés aux femmes et aux médecins généralistes par ADEMA 80. Cette action a permis de sensibiliser 120 femmes, 110 appels ont été effectués, 72 femmes ont été dépistées, 9,7% des frottis étaient anormaux.

Les partenaires de l’Action sont : le Service Prévention Santé de la Mairie d’Amiens, le service santé de la Mairie d’Abbeville, le CHU, le CH d’Abbeville, les centres périnataux de proximité de Doullens, Montdidier et Corbie, le Conseil Général et les centres médico-sociaux, l’Agence Régionale de la Santé de Picardie, la CPAM, la Mutualité Française, les gynécologues, les sages femmes libérales ,les anatomopathologistes, l’inspection académique, l’école de sages-femmes, les Laboratoires GSK et SANOFI PASTEUR.

Même si le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus doit être généralisé en 2016, il a été décidé de reconduire l’action en janvier 2016 sur 15 jours en tenant compte des points faibles à améliorer.

Ce projet est coordonné par le Dr LELEU, pneumologue au Centre Hospitalier d’ABBEVILLE, géré par ADEMA 80 et financé par l’ARS de Picardie.

Le cancer bronchique est la première cause de mortalité par cancer en France et dans le monde. Avec environ 39500 nouveaux cas en 2012 en France métropolitaine, le cancer du poumon arrive en 4ème position en termes d’incidence des cancers tous sexes confondus. Il est également en 2012 à l’origine du plus grand nombre de décès annuels par cancer (environ 30000 décès) selon les données de l’Institut National du Cancer (INCA). Véritable problème de santé publique, son incidence ne cesse d’augmenter, surtout chez les femmes et son pronostic reste plutôt sombre avec une survie globale à 1 an tous stades confondus de 43% et à 5 ans de 14%.Le département de la Somme présente une surmortalité de 18% par rapport à la moyenne nationale pour le cancer du poumon qui reste en France la première cause de mortalité par cancer.

Si on sait que la fumée de tabac en est le principal facteur de risque, l’autre particularité de ce cancer est qu’il est souvent diagnostiqué à un stade évolué où les traitements sont limités.

Proposer un test de dépistage par tomodensitométrie thoracique à faible dose (TDM-LD) a pour but de détecter ce cancer à un stade précoce, alors éventuellement éligible à un traitement curateur.

Le dépistage par TDM-LD a en effet montré une diminution de la mortalité de 20% du cancer du poumon dans une importante étude américaine, l’objet de ce projet est de vérifier dans notre région l’impact en termes de survie d’un tel dépistage.

Si ce test de dépistage a pour but de diagnostiquer à un stade précoce les cancers du poumon, il met également fréquemment en évidence des anomalies bénignes nécessitant des explorations complémentaires (dans environ un quart  des cas) : scanner thoracique à 3 mois, fibroscopie bronchique, TEP scan, exploration chirurgicale. Ces examens seront décidés de façon collégiale si nécessaire par un chirurgien thoracique, un pneumologue, un radiologue et le médecin traitant.

La découverte précoce d’un cancer va permettre de proposer un traitement chirurgical rapide afin d’améliorer la survie de cette pathologie et d’éviter une prise en charge tardive par des traitements palliatifs lourds et couteux.

Les personnes participant au dépistage seront sensibilisées à l’arrêt du tabac.

Compte tenu de l’aspect expérimental et novateur de cette action, les résultats pourront être présentés lors de réunions scientifiques et traduits sous forme de publications.

En fonction des résultats de ce projet pilote, une extension au niveau régional et national de ce dépistage pourra être discutée.