Le gros intestin est aussi appelé côlon.
Le cancer colorectal, comme son nom l'indique, se forme dans le côlon ou dans le rectum qui est la dernière partie du gros intestin.
Chaque année en France on compte 37 000 nouveaux cas de cancer de l'intestin. En 2004, ce sont 314 nouveaux cancers qui ont été dénombrés par le Registre des cancers de la Somme.
Touchant les femmes comme les hommes avec une fréquence qui augmente rapidement après l'âge de 50 ans, il atteint essentiellement le gros intestin, en se développant fréquemment sur de petites excroissances des parois appelées polypes.
Plus il est détecté tôt, plus son traitement est efficace et meilleures sont les chances de guérison. Mais souvent, aucun signe ne révèle le début de la maladie.
Cependant, les gros polypes ou les cancers de l'intestin peuvent saigner de façon intermittente et sans laisser de trace visible dans les selles.
Une des meilleures façons de déceler ces saignements est un dépistage simple et facilement réalisable chez soi.
L'Hemoccult II est un test de dépistage simple et utile. Pour qu'il soit pleinement efficace, il est recommandé de le renouveler tous les deux ans à partir de l'âge de 50 ans et jusqu'à 74 ans...
Télécharger le dépliant de l'Institut National du cancer
Le test Hemoccult est composé de trois plaquettes et de six spatules de carton.
En suivant le mode d'emploi (sous forme de bande dessinée), vous effectuez vous-même et à domicile deux prélèvements par selles sur trois selles consécutives. Puis vous envoyez les plaquettes au laboratoire de l'Institut Pasteur de Lille dans l'enveloppe « T » (prétimbrée) fournie.
Le résultat du test vous est adressé directement par courrier ainsi qu'à votre médecin.
Si le test est négatif (pas de sang dans les selles), vous le renouvelez deux ans plus tard.
Toutefois, si des troubles apparaissent dans l'intervalle (diarrhée ou constipation inhabituelle, fatigue anormale, douleurs au ventre,...), consultez votre médecin traitant sans attendre. Un cancer qui ne saigne pas peut prendre en défaut ce test.
Un test positif (3 à 4% des cas) révèle la présence de sang dans les selles ; cela ne signifie pas que vous avez un cancer. En cas de test positif on diagnostique un cancer de l'intestin 1 fois sur 10, et de gros polypes 2 à 3 fois sur 10.
Pour rechercher l'origine du saignement, une coloscopie doit être réalisée.
Fiable et réalisé le plus souvent sous anesthésie générale, cet examen de l'intérieur du côlon et du rectum permet de détecter 95% des anomalies.
Le gastroentérologue, avant de réaliser cet examen, vous en précisera les rares complications possibles. Cet examen est pris en charge par l'assurance maladie dans les conditions habituelles.
Les complications sérieuses de la coloscopie sont très rares (environ 1 à 2 pour 1000 coloscopies).
Un test positif qui permet la découverte de lésions a deux avantages :
En enlevant les polypes lors de la coloscopie, on évite qu'ils ne se transforment en cancer.
En détectant un cancer à un stade encore limité, on a de meilleures chances de guérison, avec des traitements plus efficaces et souvent moins lourds.
Consultez votre médecin traitant.
Il vous remettra le test Hemoccult II gratuitement au terme d'une consultation prise en charge au taux habituel par l'assurance maladie.
Si des membres de votre famille ont été atteints par un cancer ou des polypes de l'intestin, signalez-le à votre médecin qui étudiera alors avec vous des modalités de dépistage plus adaptées à votre cas.
Attention un examen négatif ne met pas à l'abri pour la vie. Il faut refaire le test tous les deux ans. Le dépistage organisé est un moyen de rappeler cet examen par l'envoi d'une invitation deux ans après le test précédent.
Les polypes intestinaux sont des formations bénignes qui apparaissent au niveau du côlon et du rectum. Ils mesurent de quelques millimètres (cas le plus fréquent) à plusieurs centimètres
Il existe plusieurs types de polypes. Certains polypes sont plus à risques que d'autres en fonction de leur type et de leur taille. Pour ces polypes, le risque est de se transformer en lésion cancéreuse.
Tout le monde. Leur fréquence augmente avec l'âge. Après 65 ans un tiers des hommes et un quart des femmes a des polypes.
Les polypes peuvent être d'origine isolée, c'est-à-dire sans antécédents familiaux. Leur origine peut être au contraire en rapport avec la présence de polypes chez d'autres membres familiaux. Enfin elle peut être clairement d'origine génétique par anomalie d'un gène. Dans ce cas pensez le signaler votre médecin traitant. Dans ces cas-là, la démarche sera différente
Dans l'état actuel des connaissances, il n'est pas possible de donner des conseils éliminant le risque de cancer. Toutefois, une alimentation équilibrée et notamment riche en légumes et fibres végétales est préférable. Le dépistage reste donc indiqué même avec une alimentation équilibrée.
Le cancer colorectal est très rare avant 50 ans. Sa fréquence augmente ensuite rapidement. Après 74 ans, l'intérêt d'un dépistage individuel peut être discuté avec le médecin traitant.
Non. Si vous avez entre 50 et 74 ans, que vous résidez dans la Somme et que vous êtes affilié(e) à l'Assurance maladie, l'Hémoccult II® vous est remis gratuitement ; il est pris en charge par l'Assurance maladie.
Vous pouvez vous le procurer chez votre médecin traitant ou auprès d'ADEMA 80.
Les tests qui vous seront remis par votre médecin traitant et leur lecture sont gratuits.
La consultation est prise en charge par l'assurance-maladie dans les conditions habituelles, de même que la coloscopie si elle est nécessaire.
Non. Le test doit être réalisé chez vous, puis glissé dans l'enveloppe destinée au laboratoire de l'Institut Pasteur de Lille.
On évitera d'effectuer le test :
- En période de règles (chez la femme)
- En cas de prise de vitamine C de plus d'un gramme par jour (pour tous)
Ne pas consommer de boudin les quelques jours précédant la réalisation du test.
Dans ces cas, le test Hémoccult II® sera effectué quelques jours plus tard.
Peut-il s'avérer nécessaire de devoir refaire le dépistage par Hémoccult II® ?
Oui, si le test n'a pas pu être analysé dans les conditions requises.
Dans ce cas, vous recevrez un courrier d'explication, avec un nouveau dépistage par Hémoccult II® à refaire.
Le plus souvent, il y a trop de matières fécales ou pas assez, ou toutes les plaquettes n'ont pas été remplies, ou l'enveloppe du dépistage a été postée tardivement.
Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant.
En fonction la consultation réalisée, il vous proposera les examens nécessaires à votre situation, par exemple réaliser une exploration par coloscopie
Oui, car ces tests permettent de déceler un saignement invisible avant même l'apparition de symptômes. Après 50 ans, il est important de faire un dépistage du cancer colorectal tous les 2 ans, car ce cancer peut rester très longtemps sans symptôme identifiable.
Dans la très grande majorité des cas, un Hémoccult II® négatif traduit l'absence de lésion cancéreuse ou de polype.
Cependant, il arrive que ces lésions ne saignent pas au moment du dépistage par Hémoccult II®.
C'est pourquoi il faut le renouveler tous les 2 ans entre 50 et 74 ans et rester attentif à l'apparition de signes digestifs comme les douleurs intestinales, l'alternance de diarrhée et de constipation, un saignement par l'anus. Dans ce cas, il faut en faire part sans tarder au médecin traitant.
Cela signifie que le test a détecté la présence de sang dans vos selles. Il faut rechercher la cause de ce saignement par une coloscopie. La coloscopie est réalisée par un gastroentérologue. Il vous expliquera la manière dont se déroule cet examen, ses avantages et ses rares complications.
En moyenne, cet examen mettra en évidence une lésion dans 40 à 50 % des cas.
Une fois sur deux, la coloscopie est normale, sans lésion cancéreuse ni polype. 5 ans après, si vous avez moins de 74 ans, vous recevrez une nouvelle invitation à aller consulter votre médecin traitant pour bénéficier d'un nouveau dépistage par test Hémoccult II®, en dehors de tout facteur de risque ou de troubles intestinaux récents.
Pour la campagne d'information sur le cancer colorectal de mars 2011, ADEMA 80 a été une nouvelle fois partenaire de la ville d'Amiens.


Des points info aux couleurs de la campagne ont installé dans différents quartiers de la ville (Odyssée dans le quartier Amiens-Nord, association Initielles dans le quartier Etouvie et centre ville rue des Trois cailloux).
Une exposition et des rencontres y ont été programmées du 21 au 26 mars afin que la population puisse s'informer et échanger sur ce dépistage.
Salon-forum « vivre et vieillir à domicile » organisé par la MSA et le Conseil Général de la Somme à Rainneville (septembre 2010)
